Témoignage de Magali (3/3) : Comment j'ai changé mes habitudes numériques et renoué avec moi-même et les autres

14.9.2021

Voici la 3ème et dernière partie de l'interview de Magali qui est passée d'accro à son smartphone à la sérénité. Vous avez loupé les épisodes précédents ? Voici la partie 1 de l'interview et la partie 2.

Aujourd’hui, comment tu l’utilises ton téléphone ? Qu’est-ce qui t’apporte du plaisir, de la satisfaction ?

J’ai fait un nettoyage d’Instagram, des stories que je suivais, j’ai supprimé les personnalités publiques qui montraient leur vie. Je l’ai fait récemment, ça, il y a quelques jours. Je me suis dit que de voir ça ne me servait à rien. Du coup, je me suis plus focalisée sur les sujets de développement personnel, les formations, les personnes qui me plaisent. Je l’utilise pour mes loisirs, pour voir les différentes courses à pied qu’il va y avoir, des tutos pour créer quelque chose, lire...

Surtout, j’y vais avec une intention : chercher une information, une inspiration, ou même vendre du matériel. Si je dois y aller pendant une heure, je me dis “allez hop, ce petit temps c’est pour mettre des trucs en ligne, j’y vais et je n’ai pas l’impression d’avoir perdu une heure. J’y vais avec une intention précise”. 

Ou j’utilise mon ordinateur lorsque je dois passer plus de temps, et pas le téléphone. 

Surtout, je vais sur le web avec une intention précise : chercher une information, une inspiration, ou même vendre du matériel.

Tu t’accordes encore des moments où tu te laisses errer sur internet ?

Oui, mais le fait d’avoir enlevé ces stories, ça me fait moins errer.


Ton utilisation principale c’est Instagram ?

Oui, facebook je n’y suis pas. J’utilise aussi Vinted et les mails - pour le travail et la vie personnelle. 

Je me suis aussi mise en “appel anonyme” par rapport au travail. Comme ça, si j’appelle des patients (ndlr : Magali est infirmière libérale), ils n’ont pas mon numéro pour me rappeler. Du coup, les jours de repos, des gens qui auraient eu mon numéro ne peuvent pas me joindre. C’est mon nouveau truc. 

Les gens sont surpris de voir que j’appelle en anonyme mais c’est mon système pour que mes futurs patients n’aient pas mon numéro privé en tous cas. Je n’ai pas encore envie d’avoir deux téléphones différents. 


Environnementalement ce n’est pas top, c’est vrai ! A chacun de trouver son équilibre.


Tu parlais de tes progrès et de ce que tu voudrais encore faire…

Cette année, j’aimerais faire encore des formations. Je m’intéresse aux mémoires cellulaires, je me suis inscrite pour une formation en septembre. Cela peut même mener à une autre formation pour l’utiliser dans le cadre professionnel.

J’ai eu pas mal d’opportunités au travail aussi, comme passer de remplaçante à collaboratrice. Je n’ai pas accepté la proposition car je préfère garder ce temps de remplaçante pour le mettre au profit de formations. 


En termes d’usages numériques, comment tu te sens ?

Je pense que là, je suis bien. J’ai trouvé un équilibre. Je les utilise un peu plus quand je suis au travail et moins quand je suis en repos. 


C’est effectivement difficile de travailler sans les outils numériques… selon le métier qu’on fait. 

Oui, mais attention, on peut vite de nouveau déraper, c’est comme une drogue. 

Le fait d’avoir enlevé des choses d’Instagram me permet de moins déraper.


Oui, mais attention, on peut vite de nouveau déraper, c’est comme une drogue. 

Tu as fait un travail sur la porosité vie perso-vie pro. Avant, tu avais tendance à aller consulter tes mails professionnels durant ton temps libre et aujourd’hui tu le fais différemment. 

Oui, je passe moins de temps sur les mails quand je ne travaille pas dans ce cabinet - je travaille pour différents cabinets. Du coup je les laisse en “non lus” et je les lis en une fois, uniquement lorsque je reprends le travail dans ce cabinet, certains jours seulement. 

Je ne me sens plus obligée de les consulter et d’y répondre immédiatement, comme c’était le cas avant.

Et quand je reçois un sms, j’arrive aussi à ne pas y répondre tout de suite. 

On avait fait cet exercice. C’est dur les premières minutes, et pourtant j’ai pas le son, mais je le sens vibrer sur la montre connectée. Ensuite, j’ai même oublié. En fait il ne se passe rien si on ne réagit pas dans la seconde. Les gens peuvent patienter. 

Le téléphone c’est l’immédiateté. 

La patience est devenue une denrée rare. 

Je ne me sens plus obligée de les consulter et d’y répondre immédiatement, comme c’était le cas avant.
Le téléphone c’est l’immédiateté. 
La patience est devenue une denrée rare. 

Est-ce qu’il y a quelque chose que tu veux encore partager, peut-être par rapport à l’accompagnement en tant que tel ?

Finalement, les rencontres en visio, à distance, c’était pas mal. Le fait de laisser une semaine entre chaque visio pour faire le challenge, se questionner, répondre aux questions, c’était le bon rythme. On faisait 45 minutes chaque semaine.

Note pour moi-même : Quand on prend rendez-vous,  ne pas le poser un jour où vous travaillez parce qu’il y a toujours des imprévus. Il faut être off à ce moment-là.

Finalement, les rencontres en visio, à distance, c’était pas mal.

Ah oui, ce jour-là,  tu étais dans un endroit où tu n’étais pas en privé donc tu ne pouvais pas te dégager. Quand on a RDV, se mettre dans une bulle de confidentialité où on peut parler librement. 

On a eu un loupé !


En un mot, comment te sens-tu par rapport à ton évolution vie réelle-vie numérique aujourd’hui ?

Sérénité. 


Une image ?

La nature, les plantes, du vert.


C’est amusant de constater que Magali évoque la nature, qui lui manquait. Cela me fait une excellente transition pour vous informer que je vais désormais proposer des bains de forêt, pour déconnecter, trouver de la sérénité, se recentrer et faire le plein d’énergie au contact des éléments naturels.


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