Témoignage de Magali (2/3) : Comment j'ai changé mes habitudes numériques et renoué avec moi-même et les autres

31.8.2021

Dans un précédent article, nous découvrions Magali, une jeune maman et femme active qui se sentait dépendante de son smartphone et avait besoin de décrocher.

Nous avons fait un accompagnement personnalisé. Elle raconte. 

Pour découvrir la première partie de l’interview, c’est par ici.


Au début du coaching personnalisé, nous avions parlé ensemble de ce que serait une journée idéale pour toi. Tu l’as vécue entre temps. Tu peux nous raconter ?

J’ai déposé les enfants à l’école, j’ai fait un footing en forêt car j’en avais envie. 

Je suis rentrée et puis le cerveau a commencé à me dire “ha non, t’as pas besoin d’aller là-bas, t’es bien chez toi sur ton transat, tu as la piscine, il fait une chaleur à crever… plein d’excuses à la noix. Je me suis dit à moi-même : “non, non et non, tu as dit que tu allais t’offrir ce moment”. 

Donc j’ai pris mes livres, un carnet, mes stylos, quelque chose à boire et je me suis posée à côté de l’étang de B. sur un tout nouvel espace qui a été créé. Je suis restée là-bas deux heures, c’est passé super vite. 

En fait, c’était pas si évident que cela.

J’ai remarqué que cela faisait longtemps que je n’avais pas fait quelque chose vraiment pour moi. 

J’ai noté ce que j’ai ressenti ce jour-là : J’ai pris conscience du fait que je faisais beaucoup de choses pour avoir le regard de l’autre et non pas pour moi-même. Par exemple, quand je suis allongée sur la terrasse, tranquille : “j’attends” en quelque sorte que quelqu’un vienne me dire “Ha tu as vu, t’es bien là, allongée.” En fait, je le fais pour qu’on me complimente et qu’on me dise quelque chose, mais pas réellement pour ce que ça m’apporte. 

Et cela, je l’ai vraiment compris pendant cette journée.

Pendant cette journée, j’ai quasiment fini un livre, enfin je l’ai fini le lendemain. 

Je me suis allongée, je me suis posée, j’ai bouquiné, j’ai apprécié d’être dans le sable. Je me suis dit “Punaise, c’est juste à côté de chez moi et je ne suis jamais venue ici. C’était super, j’étais seule, il y avait juste une personne qui aménageait l’espace. C’était trop beau, cette nature… j’ai vraiment profité. C’était juste 2 heures mais ça m’a rendue zen, posée, reconnectée à moi. Je n’avais pas emmené mon téléphone, bien sûr. 

J’ai fait un bilan ensuite et voici ce que j’ai noté : tout ce que j’ai fait depuis le début d’année et de quoi j’ai envie pour la suite.

Du coup, j’ai pu vraiment ressentir de quoi j’ai envie dans ma vie. 


Avant que tu nous en dises plus là-dessus, on va parler des autres choses incroyables mais vraies que tu as faites. Tu es partie en vacances sans portable.

Oui ! Je l’avais déjà fait il y a longtemps et ça m’avait fait beaucoup de bien. Cette fois-ci, j’ai décroché du téléphone pendant 5-6 jours.

Il a fallu quand même que je dise à mes proches que je couperais le téléphone, pour qu’ils ne soient pas inquiets et que moi je ne sois pas inquiète qu’ils soient inquiets (LOL). 

Avant de partir, on avait discuté (toi et moi), de trouver une carte, des guides de voyages “comme avant” quand j’organisais mes vacances. Donc j’ai pris le guide de Majorque - au lieu d’aller sur les plateformes comme tripadvisor et voir les avis sur les restos et tout ça. 

Du coup, j’y allais au feeling, et franchement c’était bien.

Avant de monter dans l’avion, il me fallait le téléphone, c’était le stress, je me disais “punaise je me mets encore ça comme pression, avec le covid tout ça, tu es folle de rajouter encore ce truc.” 

Et voilà ! Le cerveau te dit “Non, non ne le fais pas”. Mais si ! Du coup, une fois que je l’ai coupé comme demandé à bord de l’avion, et bien je l’ai coupé pour tout le séjour.


Donc les vacances : j’ai lu 2 livres en 5 jours, je me levais plus tôt que les enfants, je continuais à lire, et la journée je passais des moments à ne rien faire, ou à bouquiner, les enfants jouaient tout seuls. Je ne sais même pas s’ils ont allumé la télé, peut-être 5 minutes de dessin animé. Ils ont dit qu’ils n’en voulaient pas. 

Ils ont réclamé un écran à un moment, mais on a dit qu’on n’en n’avait pas. A leur papa, ils ne le demandent pas. Donc voilà, ils étaient occupés. On passait du vrai temps en famille, vraiment, présents et dans l’instant. Happés par rien du tout. 

Et, finalement, les restos se faisaient naturellement. Il y a avait un GPS dans la voiture donc on n’a pas eu besoin de téléphone. Peut-être juste quand cela ne marchait pas.

Je lisais le guide la veille, je choisissais 2-3 activités, on faisait ça. C’était des vacances comme avant, “dans le temps” ! Non connectés. Où on trouvait par nous-mêmes la meilleure glace, la meilleure activité. C’était génial.

C’était des vacances comme avant, “dans le temps” ! Non connectés. Où on trouvait par nous-mêmes la meilleure glace, la meilleure activité. C’était génial.


Je te sens zen quand tu parles de ces vacances.

Tu te retrouves dans cette énergie, oui, c’est cela que ça dégage.


Quand tu parles, j’ai l’impression que tu as changé ta relation au temps.

Oui, maintenant c’est : vivre dans l’instant présent. 


Aujourd’hui c’est un peu comme si tu appréciais le temps qui passe, même s’il passe lentement.

Oui, c’est vrai. Et des choses du quotidien que je faisais à la va-vite, j’arrive à prendre mon temps pour les faire maintenant.

J’y arrive aussi dans la journée, et du coup, en les faisant doucement, et en speedant moins, je prends du plaisir. A cuisiner, à chercher les enfants… et pas à courir vite “vite, allez, y’a l’heure qui tourne”. Je pense vraiment que ralentir ça fait du bien, même une heure, ça fait du bien. 

Je dis bien, ralentir en se centrant sur soi, pas ralentir en prenant son téléphone.

Je dis bien, ralentir en se centrant sur soi, pas ralentir en prenant son téléphone.


Quand on a le téléphone, on ne ralentit pas ? On accélère ?

On ralentit, on est posé et assis mais le cerveau n’est pas au ralenti, il est happé par les images. On n’est pas centré sur soi, on ne se fait pas plaisir, en fait.

C’est ce que je ressens. Je ne me fais pas plaisir.


On a parlé de la journée pour toi, des vacances, des choses que tu as changées.

Concernant les vacances, le but que tu t’étais fixé : tu estimes que tu l’as réalisé à 100% ? Qu’est-ce qui était particulièrement gratifiant ? 

Tout l’ensemble, de ne pas avoir cédé une seule fois et d'avoir gardé mon smartphone éteint tout du long. Cela ne m’a pas chatouillée, je ne savais même plus où je l’avais mis. 

Je n’avais pas du tout eu envie de rallumer mon téléphone. J’ai même eu du mal à le rallumer… et après j’ai carrément regretté !

Je n’avais pas du tout eu envie de rallumer mon téléphone. J’ai même eu du mal à le rallumer… et après j’ai carrément regretté !


Que ferais-tu différemment la prochaine fois ?

Je pense que je referai pareil. Je couperai mon téléphone ou je le laisserai même à la maison. 

Un cran plus loin !

Oui parce qu’au final, ça ne m’a servi à rien de l’avoir avec moi. Donc je ne vois pas l’intérêt de l’emmener !

Avec le covid cela aurait été compliqué de ne pas l’avoir, on était censés l’avoir à cause des papiers. Dans beaucoup d’endroits c’est compliqué de voir les cartes, les menus, c’est ça le plus dur.


Quel conseil donnerais-tu à des personnes qui voudraient aller en vacances “hors ligne” ?

Je leur dirais déjà d’aller te voir. Parce qu’au final ce n’est pas si simple de se dire “ha c’est bon, je vais éteindre”. En fait, c’est plus de questionnements. C’est pas juste éteindre son téléphone. Cela appelle d’autres choses plus profondes en soi. Ca c’est vraiment ce que ce coaching m’a appris. 

Les 30 jours de challenge, ça t’apporte quelque chose mais la l’accompagnement, ça t’apporte encore plus. 


Ce n’est pas si simple de se dire “ha c’est bon, je vais éteindre mes appareils numériques”. En fait, c’est plus de questionnements. C’est pas juste éteindre son téléphone. Cela appelle d’autres choses plus profondes en soi.

En fait, ces vacances hors ligne, c’est quelque chose qui te tenait vraiment à coeur parce que tu es quelqu’un qui adore voyager. Donc en faisant comme cela tu as réussi à retrouver “l’âme du voyage” tel que toi tu le conçois. Si l’expérience, c’est juste un challenge pour se mettre un challenge, il n’y a pas vraiment d’impact, ce n’est relié à rien. Alors que là, tu as réussi à le faire et ça t’a apporté des bienfaits, ça t’a régénérée parce que c’est connecté à quelque chose de profond pour toi, d’important, que tu as vécu par le passé de cette manière-là. C’est un moyen de revenir à ton authenticité ou à ta source, à l’esprit du voyage tel que tu l’apprécies.


Tu as dit que tu avais prévenu autour de toi que tu éteindrais ton smartphone, pour que les gens ne s’inquiètent pas. Qu’est-ce que tu as vu comme réactions ?

Du côté de ma mère, une inquiétude, qu’il se passe quelque chose surtout. Je leur ai dit que Cédric avait toujours son téléphone, au cas où.

Cela génère beaucoup d’inquiétude pour les autres de ne pas l’avoir, plus pour les autres que pour moi en fait ! Mais, heureusement, je l’avais anticipé.

Et quand je l’ai rallumé, j’ai vu des messages des personnes que je n’avais pas prévenues, des appels en absence : “Mais qu’est-ce qui se passe, tu ne réponds pas…” . On voit que les gens s’inquiètent mais en fait... il ne se passe rien quand on éteint son téléphone ou qu’on le laisse à la maison. 

C’était ma crainte aussi au départ : mais bon si on en a besoin, on peut aller voir quelqu’un et lui demander son téléphone puisque tout le monde en a.

Au pire, qu’est-ce qui peut vous arriver ? Pas grand chose, peut-être de vous perdre. S’il se passe vraiment quelque chose, qu’on tombe en rade, il y a quelqu’un qui va venir. Si vous avez un malaise dans un magasin, il y a des gens autour, votre téléphone ne va pas vous sauver la vie. 

Ca je l’ai remarqué aussi. J’avais des angoisses de ce genre avant.



Cela génère beaucoup d’inquiétude pour les autres quand on se déconnecte complètement, c'est plus les autres qui s'inquiétaient que moi, en fait !

On s’arrête ici pour la deuxième partie de cette interview. Dans la troisième partie on verra comment Magali évalue aujourd’hui ses usages numériques et comment elle gère ses outils numériques, entre les usages professionnels et personnels… A bientôt !

En attendant, si vous voulez imiter Magali, vous pouvez prendre un RDV pour un entretien découverte de 30 minutes avec moi. A bientôt !


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