Facebook Inc. savait, mais n'a rien fait pour protéger la santé mentale de nos enfants

6.10.2021

La semaine dernière, le Wall Street Journal a lancé une bombe dans le monde du journalisme d'investigation : The Facebook Files (dans les archives de Facebook). Quand il devient officiellement impossible d'ignorer que la plateforme recherche le profit au détriment de l'intérêt général. Amis parents, restez vigilants.

Jusqu'à présent, il y a eu 5 articles et 4 épisodes de podcast sur un large éventail de sujets couvrant la santé mentale des adolescents, la violence induite par les algorithmes, la traite d'êtres humains, la désinformation.

J'avoue, je n'en ai écouté que deux en entier, pour l'instant, mais je dois dire que je suis sciée. Même si je pressentais tout ce qu'il s'y dit, la réalité dépasse en horreur ce qu'on peut imaginer. Et dire qu'il y a quelques mois, Facebook Inc. parlait de créer un Instagram pour les enfants de moins de 13 ans.

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Jeune qui scrolle sur Instagram

Les preuves sont accablantes : il s'agit de documents internes de Facebook incluant des rapports de recherche, des discussions en ligne entre employés, et des ébauches de présentations à la direction générale.

Facebook connaissait l'ampleur des problèmes et ses conséquences inquiétantes et... n'a pas pas agi, souvent même en dépit des recommandations directes de ses propres experts.


Quelques-unes des nombreuses révélations

32% des adolescentes ont déclaré que lorsqu'elles se sentaient mal à propos de leur corps, Instagram (qui appartient à Facebook) les faisait se sentir encore plus mal.

13 % des adolescents britanniques et 6 % des adolescents américains qui ont déclaré avoir des pensées suicidaires ont attribué leur désir de se suicider à Instagram.

5,8 millions de VIP ne voient pas leur contenu retiré des plateformes même lorsqu'il viole les politiques d'utilisation grâce à un système appelé "XCheck".

• Seulement 13 % du temps consacré par le modérateur à l'étiquetage ou au retrait d'informations trompeuses est consacré à du contenu provenant de l'extérieur des États-Unis, alors que 90 % des utilisateurs vivent en dehors des États-Unis et du Canada.


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La lanceuse d'alerte sera écoutée par le Sénat américain cette semaine

Frances Haugen, qui a rassemblé des documents internes montrant comment l'application Instagram de Facebook Inc. a conduit de nombreuses adolescente à la dépression et à l'anxiété, doit comparaître mardi devant le Congrès américain qui cherche à renforcer la loi de protection des enfants en ligne.

Ses révélations sur Instagram, ainsi que d'autres documents recueillis par Mme Haugen alors qu'elle était employée par Facebook, ont constitué la matière première de la série Facebook Files du Wall Street Journal.

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